Lieu :Dans toute l'Egypte.
Déroulement :Le nouvel an était une fête prisée des Egyptiens de l'antiquité. Alors que Hâpy, l'inondation était revenue et commençait à se répandre sur l'Egypte, les grands prêtres attendaient qu'un phénomène particulier se produise : le lever héliaque de l'étoile Sirius que les Egyptiens appelaient Sôptis. En effet, cette dernière était visible pendant un court instant à l'orient juste avant le lever du soleil. Comme l'atteste le calendrier gravé sur les murs du temple de Medineh-Habou par Ramsès 3, la fête Sôptit coïncidait avec celle du nouvelle an.
Ainsi aux alentours de notre 19 juillet, tous les égyptiens s'échangeaient leurs v½ux et se faisaient des cadeaux. C'était alors l'occasion pour le pharaon de montrer sa force et sa vitalité à ses favoris en leur offrant des cadeaux très prestigieux tels que des statues en ivoire ou en ébène, des pierres précieuses, des statuettes dorées à son effigie, et des armes... Tandis que le pharaon montrait sa force à travers des cadeaux extraordinaires, les plus modestes faisaient des offrandes aux dieux et s'échangeaient des petits présents. Notamment des vases et des petites « Gourdes du Nouvel An » remplies de l'eau sainte nouvelle puisée dans le Nil.
Cet acte était très important pour eux car il apportait à celui qui le donnait la bénédiction divine, et à celui qui le recevait la prospérité personnelle.
« Oupèr renpèt néferèt »
C'est ainsi que les égyptiens se souhaitaient « l'ouverture d'une belle année » : sous entendu que l'inondation soit la plus bénéfique possible et que les moissons leur apportent prospérité.