Le Ramesseum est le temple funéraire de Ramsès II en Égypte. Au Nord des colosses de Memnon, situé entre le temple d'Amenhotep II au nord et celui de Thoutmôsis IV au sud, sur la rive gauche de Thèbes « la ville aux cent portes », est érigé le Ramesséum dont il ne subsiste aujourd'hui que des ruines. Il a été découvert au Ier siècle av. J.-C. par l'historien grec Diodore de Sicile ; dans ses recueils, il décrit ce « Tombeau d'Osymandyas » « comme le plus majestueux de toute l'Égypte ». La superficie de ce temple est d'environ dix hectares. Une statue de Ramsès II, en granit rose, gît brisée à terre au sein de ce temple dédié entièrement au pharaon Ramsès II ; celle-ci devait mesurer environ dix-huit mètres. Cette statue d'un poids approximatif de mille tonnes, l'une des plus grandes statues du pays, est visible depuis l'extérieur du temple. Ainsi nommé par Champollion, le « château de millions d'années » constituait l'endroit où le renouvellement de l'essence divine de pharaon était célébré. Vaste domaine, ceint d'un haut mur d'enceinte, en son centre se trouvait le temple, entouré de bâtiments pour les célébrations des fêtes, des bureaux administratifs, maisons de prêtres, atelier, entrepôts et un palais où résidait Ramsès lors de sa venue sur le site. Important centre économique, culturel et religieux, le château de millions d'années était un point de convergence intellectuelle et de réflexion théologique.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 09:23

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 4)

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 4)
Les éléments pour renaître chaque matin et sortir au soleil

Comme nous l'avons brièvement vu plus haut, le défunt doit surmonter des nombreuses épreuves et cela débute dès la longue route pour rejoindre la tombe. Il doit connaître les noms des gardiens des portes. Et les passer une par une. S'il échoue, il ne pourra revivre. Et après avoir rejoint Osiris, le mort rejoint la course du soleil. La nouvelle naissance du mort se fait au soleil levant. Ainsi le Livre des morts dit que le défunt devient le dieu de la création, le dieu Atoum. Et n'oublions pas que le soleil levant est une théologie particulièrement importante : c'est le bien contre le mal, le monde de la lumière, de la vie contre les ténèbres. L'ouverture de la bouche permet d'accomplir cette rude tâche chaque matin.
Car le prêtre rend au mort la parole et ainsi il peut réciter les formules. Alors affrontant le tribunal et autres bêtes féroces, le défunt devient lui-même un dieu. Dans les ultimes chapitres du Livre des morts, le défunt peut prendre place dans la barque solaire du dieu Râ, barque qui symbolise le cycle du soleil. Le soir, il rejoint l'autre monde, à l'aube, le défunt sort au jour. Il sort de la tombe en devenant lui-même le dieu Râ... Bref le défunt est le dieu solaire, le soleil...
Le Livre des morts est donc complexe générateur de vie éternelle dans lequel on décrit le processus de transfiguration, de métamorphose du mort. On constate la multiple dimension de la mort dans l'ancienne Égypte et comment les égyptiens tentaient de se représenter, de penser, d'organiser, la vie après la mort. N'oublions pas que la mort n'était pas une fin en soi et que la tombe était un générateur de renaissance. Le monde du vivant, notre monde, n'est pas interdit à notre défunt, au contraire. Et Jan Assman, brillant égyptologue spécialiste de la religion et notamment de la mort, rappelle que le défunt visite la demeure familiale (chapitre 132 du livre). Et notre égyptologue rappelle aussi que le mort visite, arpente son jardin, pouvant ainsi quasiment le comparer aux fameux Champs-Élysées des Romains. Mais il semble tout de même que ce jardin soit le plus souvent fictif, un endroit idéal. D'autre part, cela démontre également que notre défunt est aussi un voyageur et que les mondes de l'au-delà et des vivants sont perméables. Ils voyagent de l'un à l'autre notamment grâce à la fausse porte que l'on rencontre si souvent dans les tombes.

[ Extrait des Champs des Bienheureux ou Champs de la paix. Le défunt (en haut) navigue sur une barque. Dans la partie inférieure, le défunt récolte le blé. ]

# Posté le mardi 14 juillet 2009 07:19

Modifié le mardi 14 juillet 2009 09:25

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 3)

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 3)
Les grandes étapes

Bien qu'aucun papyrus ne soit exactement identique, le chemin de « sortir au jours » est toujours à peu près le même, bien que l'ordre des chapitres change.

1. Le défunt débute en général par des offrandes. Le défunt se présente souvent en couple.

2. Une des épreuves les plus importantes et redoutées : la pesée de l'âme. Le défunt passe devant le tribunal divin qui va peser le c½ur, siège du savoir, de l'âme. Si le c½ur est aussi léger que la plume de Maât et que la balance se trouve à l'équilibre, le défunt est dit justifié. Il peut alors prétendre à entrer au royaume d'Osiris. De son vivant, le défunt a donc été juste et respectueux de l'ordre, de la vérité de la Maât. Tout se déroule sous la surveillance des dieux Anubis et Thot. Mais pas loin de la balance, se tient une bête monstrueuse, amalgame d'un crocodile, d'un hippopotame, d'une panthère. C'est la dévoreuse des morts. Si le c½ur avait été plus lourd que la plume, la dévoreuse aurait fait un festin du défunt...

3. Le tribunal étant franchi avec succès, un dieu présente le défunt devant Osiris assis sur son trône. Ce dieu peut changer d'un papyrus à un autre (Anubis ou Horus le plus souvent). Puis le défunt s'avance et s'agenouille devant Osiris en singe d'adoration. Notre défunt devient alors luis aussi un Osiris, Osiris [Nom du Défunt].
Le Trône et le dais d'Osiris changent d'une version à une autre du livre. Le dais est parfois surmonté d'un toit bombé lui-même surmonté d'une tête de faucon : il s'agit du dieu Sokar, dieu des morts, un des tout premiers dieux de l'Égypte ancienne.

4. La place des funérailles dans le Livre des morts varie. Ainsi, dans le célèbre papyrus d'Ani, le plus bel exemplaire jamais trouvé, elles se déroulent après le tribunal divin. Car seul celui qui était reconnu comme juste avait droit à ces cérémonies... Les funérailles sont plus ou moins développées. Elles se composent d'un long défilé, le catafalque contenant les cercueils. Celui-ci est tiré par des b½ufs ou des hommes. Le cortège suit. On retrouve d'abord la famille, les proches, les amis. Puis le mobilier funéraire destiné à la tombe. Puis nous nous rapprochons de la tombe en elle-même. Au Nouvel Empire, on retrouve un bâtiment surmonté d'une pyramide. Le cortège s'arrête devant. Les pleureuses sont là et font leur office, en criant, en pleurant.

5. Nous arrivons à une des étapes les plus importante des funérailles. La momie est sortie de son cercueil. Elle se tient debout devant l'entré de la tombe. Un prêtre va alors procéder à ce que l'on appelle l'ouverture de la bouche. Par l'intermédiaire d'une herminette, il touche les yeux et la bouche. Magiquement l'ouverture de la bouche est un acte de renaissance. Pendant ce temps, d'autres prêtres lisent les formules, des prières.

[ Un prêtre procède à l'ouverture de la bouche. Acte hautement symbolique et vital pour permettre la survie du défunt dans l'au-delà. Derrière, la tombe est ouverte attendant son hôte. On note sous la porte d'entré une échelle : elle permet de descendre au coeur du cerveau, là ou reposera là momie... Une pleureuse pleure le défunt (derrière le prêtre). ]

# Posté le lundi 13 juillet 2009 08:20

Modifié le mardi 14 juillet 2009 07:20

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 2)

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 2)
( J'ai eu mon brevet =) )


Un livre personnalisé

Traditionnellement, les égyptologues découpent le livre en 4 grandes sections : la marche vers la nécropole (donc vers la tombe), la régénération du défunt, la sortie au jour et le monde souterrain. On recense pas moins de 192 chapitres ; cependant la composition de chaque livre des morts varie, aucun ne comporte l'ensemble de ces chapitres. La longueur de livre devrait dépendre en partie de la richesse du futur défunt car la réalisation devait coûter cher. Et encore, nous savons qu'il existait des ateliers spécialisés créant des livres à la chaîne auxquels il suffisait de rajouter le nom et les fonctions pour les personnaliser. Cependant, certains, comme le fameux papyrus d'Ani du British Museum, sont des commandes spéciales. Toujours au musée londonien, un livre des morts exceptionnel, celui de Anhaï. Chanteuse d'Amon à Thèbes, elle fut aussi chef des concubines d'Osiris. Bien que sa tombe ne soit pas connue, son livre des morts l'est. Un exemple rare de livre funéraire dédié à une femme.

[ Le Ba, prenant la forme d'un oiseau à tête humaine (celle du défunt), est trés présent dans le Livre des morts. Le ba est l'esprit du mort. Et des formules doivent permettre au ba de ne pas être retenu dans le monde d'en bas (celui des morts). ]

# Posté le samedi 11 juillet 2009 05:56

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 1)

Le Livre des morts des anciens Egyptiens ( Parti 1)
Vous connaissez sans aucun doute l'un des plus célèbres livres sacrés de l'ancienne Egypte : le Livre des morts. Même sans en connaître le contenu, il ne fait pas de doute que l'ouvrage évoque la mort, le défunt devant passer des épreuves périlleuses avant de rejoindre le royaume de l'au-delà, le royaume d'Osiris. Découvrons ce livre et quelques-uns des nombreux chapitres qui le composent.

Le titre de « Livre des morts » fut donné par Lepsius en 1842 lors de la première édition de son ½uvre. En réalité, il faudrait l'appeler « Sortir au jour » ou « Livre pour sortir du jour ». Ce livre avait pour objectif de guider le défunt vers la vie après la mort, pour renaître et sortir à l'aube du jour. Car la mort n'est pas une fin en soi. Ce guide pratique devait permettre de surmonter les pièges avant de se présenter devant Osiris et les portes de son royaume, situé à l'Occident. Le livre des morts hérite de deux autres grand textes bien plus anciens : les Textes des pyramides et les Textes des sarcophages. Il apparaît durant le Nouvel Empire et disparaît seulement à la fin de l'époque romaine, plus de 1700 ans plus tard... Il pouvait prendre place sur de longs, très long papyrus (certains dépassent 20 mètres), les parois de tombes, des rouleaux de cuire, les bandelettes de momies, les cercueils.

Une des caractéristiques de ce livre est qu'il est la plupart du temps composé le texte mais aussi des « dessins », des vignettes richement décorées racontant les « aventures » du défunt. Chaque livre des morts est propre à un défunt. Les scribes personnalisent le texte en rajoutant les noms, les fonctions du morts, enfin, du futur mort, car le texte était écrit et illustré du vivant de la personne.

[ Le défunt se retrouve devant Osiris sous un grand dais, assis sur son trône. Musée du Louvre ]

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 04:17

Fermeture de la tombe de Toutankhamon

Pour préserver la tombe de Toutankhamon, les autorités ont décidé de fermer le tombeau chaque jour plusieurs heures. Espérons que cela suffise à résuire les risques de dégradation accélérée des peintures. D'autre part, la tombe de Ramsès 3 est elle aussi close pour restauration. Depuis sa découverte, le tombeau a énormément souffert du tourisme de masse.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 07:57

Un homme d'art

Un homme d'art
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Hesy-Rê, médecin du roi




Hesy-Rê. Ce haut fonctionnaire vivait sous le règne de Djéser, au début de l'Ancien Empire (vers 2650 ans avant J.-C.). Pourtant le titre suprême de "grand des médecins", il avait autorité sur l'ensemble des praticiens. Mais les panneaux d'acacia découverts dans sa tombe, à Saqqarah, révèlent qu'il était aussi "supérieur des scribes du roi", "pêtre d'Horus" et "chef-architecte du roi".




# Posté le mardi 07 juillet 2009 04:34

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Taousert est une pharaonne dont le nom signifie « la Puissante ». Elle est l'épouse de Séthi II. Dernière représentante de la XIXe dynastie, elle laisse la place à Sethnakht (XXe dynastie).

Elle fait partie de ces quelques reines égyptiennes qui exercèrent le pouvoir royal en leur nom propre.

Taousert ne régna à vrai dire que très peu de temps. Les avis divergent quant aux dates exactes de son règne personnel, qui semble avoir duré deux ans, de -1188 à -1186. Elle aurait été renversée par un complot organisé par son successeur, Sethnakht.

Taousert est également célèbre pour la superbe tombe (KV14) qu'elle fit aménager dans la vallée des rois.

Conservée après avoir été déplacée dans une cache royale (KV35), sa momie a pu être identifiée.

# Posté le samedi 04 juillet 2009 14:09

Modifié le samedi 04 juillet 2009 14:23

Les plantes médicinales des égyptiens

Les plantes médicinales des égyptiens
Les égyptiens ont à leur disposition quantité de remèdes, sous les formes les plus diverses : pommades, pilules, potions, suppositoires, onguents, etc., à base de plantes, de fruits, voir d'excréments d'animaux. Mais se sont avant tout de fins herboristes, pour lesquels l'univers des plantes médicinales n'a pas de secret .

- La figue noire entrait dans la composition de sirops ou de pâtes permettant de soignerls affections des bronches et des poumons. Outre ses vertus pectorales, la figue était utilisée comme remède contre l'impuissance.

-Simplement mâchée, ou entrant dans la composition de décoctions, la feuille de menthe permet de soigner les troubles gastriques. Elle est aussi utilisée pour ses vertu énergétiques.

- Le fruit de l'érable suycomore est réputé pou ses vertus adoucissantes.

- Le pavot à opium est courament utilisé pour calmer la douleur ou comme somnifère.

- Les épis de blé entrent dans de nombreuses préparations, pâtes ou onguents permettant notamment desoigner les problèmes de peau.

- Le papyrus servat non seulement de support pour l'écriture, mais avait aussi des vertus énergétiques.


[ Au XVème siècle av. J-C, les Egyptiens écrivent le premier recueil consacré aux plantes médicinales: Le papyrus Ebers. Il fut retrouvé à Louxor par l'égyptologue Georges Ebers qui lui donna son nom. Ce recueil contient 110 pages consacrées à 150 plantes médicinales (exemple: mandragore, opium, ...) ]

# Posté le samedi 04 juillet 2009 07:52

Modifié le lundi 13 juillet 2009 08:26

Le célèbre buste de Néfertiti est un faux

Le célèbre buste de Néfertiti est un faux
Info du 5 mai 2009

Le célèbre buste de Néfertiti, conservé à Berlin, est un «faux» fabriqué en 1912 pour faire des essais de polychromie, affirme mardi un historien de l'art réputé, Henri Stierlin, dans un ouvrage qui vient de paraître.

Les «indices s'accumulent» qui permettent de dire qu'il est «impossible» que le buste de la reine d'Égypte, à la beauté légendaire, soit vieux de 3400 ans, a affirmé à l'AFP l'historien de l'art suisse, qui publie son enquête dans Le buste de Néfertiti, une imposture de l'égyptologie ? (Infolio).

Selon M. Stierlin, auteur de dizaines d'ouvrages sur l'Égypte, l'Orient ou le monde islamique ancien, le buste a été fabriqué sur le chantier même de la fouille, en 1912, par un artiste du nom de Gerardt Marks, à l'initiative de l'archéologue allemand responsable Ludwig Borchardt.

L'archéologue voulait faire faire un portrait de la reine, dont on possède une dizaine de portraits, portant la tiare dont on savait qu'elle se paraît. Il voulait par ailleurs, avec des pigments anciens découverts lors des fouilles, faire des essais de polychromie, dit-il.


Découvert au cours d'une visite princière allemande le 6 décembre 1912, le buste a été cru authentique et très admiré. L'archéologue n'a pas eu «le courage de ridiculiser» ses hôtes, selon l'historien.

«Nous ne mettons pas dans nos vitrines des oeuvres douteuses pour les quelque 700 000 visiteurs que nous recevons chaque année», a réagi Dietrich Wildung, directeur du Musée égyptien de Berlin, responsable du buste en attendant son «déménagement» en octobre au Neues Museum.

«Une tomographie, des analyses matérielles et une documentation complète de son histoire prouvent son authenticité».

# Posté le mercredi 20 mai 2009 07:21