Les grandes étapes
Bien qu'aucun papyrus ne soit exactement identique, le chemin de « sortir au jours » est toujours à peu près le même, bien que l'ordre des chapitres change.
1. Le défunt débute en général par des offrandes. Le défunt se présente souvent en couple.
2. Une des épreuves les plus importantes et redoutées : la pesée de l'âme. Le défunt passe devant le tribunal divin qui va peser le c½ur, siège du savoir, de l'âme. Si le c½ur est aussi léger que la plume de Maât et que la balance se trouve à l'équilibre, le défunt est dit justifié. Il peut alors prétendre à entrer au royaume d'Osiris. De son vivant, le défunt a donc été juste et respectueux de l'ordre, de la vérité de la Maât. Tout se déroule sous la surveillance des dieux Anubis et Thot. Mais pas loin de la balance, se tient une bête monstrueuse, amalgame d'un crocodile, d'un hippopotame, d'une panthère. C'est la dévoreuse des morts. Si le c½ur avait été plus lourd que la plume, la dévoreuse aurait fait un festin du défunt...
3. Le tribunal étant franchi avec succès, un dieu présente le défunt devant Osiris assis sur son trône. Ce dieu peut changer d'un papyrus à un autre (Anubis ou Horus le plus souvent). Puis le défunt s'avance et s'agenouille devant Osiris en singe d'adoration. Notre défunt devient alors luis aussi un Osiris, Osiris [Nom du Défunt].
Le Trône et le dais d'Osiris changent d'une version à une autre du livre. Le dais est parfois surmonté d'un toit bombé lui-même surmonté d'une tête de faucon : il s'agit du dieu Sokar, dieu des morts, un des tout premiers dieux de l'Égypte ancienne.
4. La place des funérailles dans le Livre des morts varie. Ainsi, dans le célèbre papyrus d'Ani, le plus bel exemplaire jamais trouvé, elles se déroulent après le tribunal divin. Car seul celui qui était reconnu comme juste avait droit à ces cérémonies... Les funérailles sont plus ou moins développées. Elles se composent d'un long défilé, le catafalque contenant les cercueils. Celui-ci est tiré par des b½ufs ou des hommes. Le cortège suit. On retrouve d'abord la famille, les proches, les amis. Puis le mobilier funéraire destiné à la tombe. Puis nous nous rapprochons de la tombe en elle-même. Au Nouvel Empire, on retrouve un bâtiment surmonté d'une pyramide. Le cortège s'arrête devant. Les pleureuses sont là et font leur office, en criant, en pleurant.
5. Nous arrivons à une des étapes les plus importante des funérailles. La momie est sortie de son cercueil. Elle se tient debout devant l'entré de la tombe. Un prêtre va alors procéder à ce que l'on appelle l'ouverture de la bouche. Par l'intermédiaire d'une herminette, il touche les yeux et la bouche. Magiquement l'ouverture de la bouche est un acte de renaissance. Pendant ce temps, d'autres prêtres lisent les formules, des prières.
[ Un prêtre procède à l'ouverture de la bouche. Acte hautement symbolique et vital pour permettre la survie du défunt dans l'au-delà. Derrière, la tombe est ouverte attendant son hôte. On note sous la porte d'entré une échelle : elle permet de descendre au coeur du cerveau, là ou reposera là momie... Une pleureuse pleure le défunt (derrière le prêtre). ]